Sur la Route des Phares : mon itinéraire de 2 semaines en Bretagne

Après m’être plongée dans les détails des deux spots que j’ai explorés sous l’eau le long de la route des phares, Saint-Pabu et Camaret-Sur-Mer, je ne pouvais pas manquer l’occasion de vous raconter tout ce qui s’est passé entre-temps.

En examinant les différentes options qui s’offraient à moi pour cette aventure de plongée tant attendue en Bretagne, je suis tombée sur l’itinéraire de la route des phares. J’ai eu alors une illumination (jeu de mots assumé). Tout d’abord, l’idée de photographier la zone la plus densément couverte de phares d’Europe m’a fait rêver. Puis, compte tenu du contexte, j’ai aimé ce que ces phares incarnent : ils nous guident dans l’obscurité.

Dès le premier kilomètre de mon road trip, j’ai été surprise de me sentir un peu rouillée et anxieuse à l’idée de voyager à nouveau en solo, même dans mon propre pays. Cependant, ce voyage de plongée dans le Finistère m’a rapidement rappelé pourquoi j’ai toujours autant aimer voyager : se changer les idées grâce à la beauté de la nature et l’adrénaline de l’inconnu.

Carte de mon itinéraire dans le Finistère

J’ai commencé mon voyage dans ma région d’origine, la Presqu’île de Guérande, où j’ai pu emprunter la voiture de mon père. Si vous n’avez pas de famille ou d’amis vivant en Bretagne, le plus simple est de se rendre à Brest en TGV et d’y louer une voiture. Cela devrait vous faire gagner une journée de route.

Dans mon cas, j’ai choisi de rouler directement jusqu’au point le plus au nord de la route des phares, Brignogan-les-Plages, puis de revenir tranquillement vers le sud, étape par étape. J’ai représenté sur la carte ci-dessous les différents phares et centres de plongée de mon itinéraire.

Jours 1/2 – Brignogan & Plougerneau

Route des Phares - Phare de Pontusval Bretagne

Phares : Pontusval, Île Vierge, Île Wrac’h

Après un trajet de trois heures sous un ciel nuageux à pluvieux, le temps s’est soudainement dégagé à l’approche de Brignogan-Les-Plages. C’était la première fois que j’entendais parler de cette charmante station balnéaire. Avec ses adorables maisons de vacances familiales et sa plage de sable blanc, je me suis promis de revenir. Juste le temps de prendre quelques photos près du Café du Port, et j’atteindrais enfin le départ officiel de la Route des Phares, à seulement 5 minutes de route.

Je ne le savais pas encore, mais grâce à son cadre photogénique, composé de blocs massifs de granit arrondis et d’une longue plage de sable, le phare de Pontusval allait devenir mon site préféré de tout l’itinéraire. Ce n’est peut-être pas le plus haut, seulement 14,5 m, mais ce phare de 1869, devenu monument national en 2011, offre un spectacle fabuleux au coucher du soleil.

Grâce à l’emplacement tranquille du parking situé juste à côté du phare, équipé de tables de pique-nique et de toilettes sèches, j’ai décidé de dormir cette nuit-là dans la voiture. De telles commodités ne seraient pas disponibles gratuitement à proximité des autres phares ; je devais saisir l’occasion. J’ai ainsi pu profiter du phare du crépuscule jusqu’à l’aube.

Bien que je ne puisse pas dire que j’ai passé la meilleure nuit de ma vie, tout ce que je veux retenir, c’est le bonheur d’avoir pu capturer toutes les variations de lumière autour du Phare de Pontusval appareil photo en main ou sur son trépied. Après un café à 8 heures le lendemain matin, je me dirigeais déjà vers ma prochaine étape, le phare de l’Île Vierge, avec quelques arrêts mémorables le long de la Côte des Légendes :

  • Le village de Meneham, un village de pêcheurs de goémon du XVIIIe siècle abandonné dans les années 1970 et récemment réhabilité en un musée, un restaurant et une maison d’hôtes.
  • La presqu’île d’Enez Croz-Hent, avec une première vue de loin sur le phare de l’île Vierge et un petit site mégalithique en son centre.
  • La plage de Penlouch, paradis des surfeurs au-delà de ses dunes immaculées.

Pour profiter de la vue du phare de l’île Vierge, il y a plusieurs endroits où se rendre. En effet, depuis 1845, c’est le phare le plus haut d’Europe, avec une hauteur de 82,5 m, on le voit donc de loin. Ce phare est devenu un monument national en 2011.

Le temps était ensoleillé avec un ciel si parfaitement bleu que j’avais du mal à y croire. Grâce aux sables blancs et à ces conditions parfaites, la zone autour du phare ressemblait à un lagon tropical à marée basse. Etais-je encore en Bretagne ?

Je me suis rendu à trois endroits pour tester les différents points de vue :

  • À Porz Grac’h, à côté du camping du Phare de l’Île Vierge, il s’agit du point de vue le plus proche du phare mais aussi le plus sauvage. Avec un peu d’escalade, vous aurez une vue à couper le souffle rien que pour vous. De là, c’est le matin que le phare est parfaitement éclairé.
  • Toujours à Porz Grac’h, à côté du magasin Hoalen Ocean Store où l’on peut prendre une tasse de café tout en profitant de la vue.
  • À Kastell Ac’h, le point de vue principal est celui où vous pouvez monter à bord du bateau qui vous emmène sur l’île où se trouve le phare. Dans mon cas, je suis arrivée entre la marée haute et la marée basse, je n’ai donc pas pu prendre le bateau, et il aurait été trop risqué de commencer la traversée à pied. J’ai donc préféré aller déguster les délicieuses huîtres de la Maison Legris sur leur grande terrace face à la mer.

Avant de me rendre à mon prochain arrêt, j’ai pris le temps d’une dernière promenade pour photographier le phare de l’Île Wrac’h. Le meilleur point de vue sur ce petit phare se trouve sur le sentier de randonnée GR34. Vous pouvez vous garer à la plage de Saint-Cava et marcher pendant 15 minutes pour trouver le point de vue parmi les pins. A noter, on y voit aussi le phare de l’ïle Vierge sur la droite, avec une lumière idéale l’après-midi.

Jours 3/4 – Saint-Pabu & Portsall

Route des Phares - Aber Benoit Saint-Pabu Bretagne

Pas de phare mais de la plongée!

Le troisième jour, grâce à mon équipement complet de plongée en étanche à l’arrière de la voiture, j’étais prête pour deux jours de plongée à Saint-Pabu, mes toutes premières plongées dans le Finistère. Au-delà de plongées magnifiques avec de nombreuses anémones de mer et araignées de mer, j’ai adoré le port du Stellac’h abrité à l’intérieur de l’Aber Benoit (une sorte de fjord) et la nature sauvage des dunes qui bordent son embouchure à la plage de Corn-ar-Gazel.

Le quatrième jour, malgré la pluie, je suis partie plonger le matin (pas un soucis, surtout en étanche) et je me suis rendue au à Portsall pour le déjeuner.

Ce port est tristement célèbre pour le naufrage de l’Amoco Cadiz. Je me suis d’abord réchauffée avec un délicieux fish & chips et une tasse de thé au lait. Je suis ensuite allée voir l’ancre du bateau, responsable de la première grande marée noire de Bretagne dans les années 1970. Un musée gratuit à côté permet de retracer ce qu’il s’est passé et les conséquences du point de vue de la réglementation et de la protection de l’environnement. Oui, il est possible d’y plonger, mais personnellement, le cœur n’y était pas.

Sur le chemin de la route touristique menant à Porspoder, je me suis arrêtée au point de vue du Guilliguy. Sur la colline verte couverte de fougères, on trouve un dolmen bien préservé et une vue imprenable sur le port de Portsall. C’était fascinant de voir la marée montante inonder le port à une vitesse incroyable, même sous la pluie.

La vue depuis la route de Porspoder est censée être incroyable, mais je n’ai pas pu voir grand-chose malheureusement. Je suis donc partie repérer le point de vue idéal sur mon prochain phare avant de trouver un endroit pour passer la nuit.

Je l’ai trouvé sur la presqu’île Saint-Laurent parmi les rochers, les chardons et les fougères. Comme prévu, le phare situé en pleine mer se cachait dans la brume. Surveillant l’appli météo de mon téléphone, j’avais bon espoir que le temps s’éclaircisse le lendemain. Par chance, j’ai trouvé le camping municipal de Saint-Gonvel, à seulement 5 minutes de route. Non seulement il n’était pas très cher (8€ pour la nuit) mais il était idéalement situé au-dessus d’une jolie plage.

La réception n’était pas encore ouverte à mon arrivée, j’ai donc cherché un endroit pour boire quelque chose de chaud en attendant. Une fois encore, j’ai eu la chance de trouver le salon de thé « Fleur des thés » à bord d’un bateau dans le port d’Argenton. Dans une ambiance cosy et avec un service sympathique, rien ne pouvait me faire plus plaisir qu’une tasse de thé Earl Grey au lait, une sardine au chocolat et un mini kouign amann (le roi des gâteaux bretons à base de beurre salé et de sucre).

Lorsque je suis revenue au camping, le temps avait déjà commencé à se dégager. J’ai donc pu installer mon campement avec un rayon de soleil et même profiter du plus beau coucher de soleil de mon voyage.

Jour 5 – Porspoder & Le Conquet

Route des Phares - Phare du Four Bretagne

Phares : Four, Trézien, St-Matthieu, Kermorvan

Je me suis réveillée tôt le lendemain matin pour trouver un ciel mi-couvert, mi-ensoleillé. Comme les prévisions météorologiques n’étaient pas forcément bonnes pour les jours à venir, ma mission était de couvrir un maximum de phares ce jour-là.

Alors, après avoir plié bagage, je suis retournée à la presqu’île Saint-Laurent. Il était là, enfin bien dégagé, le phare du Four ! Ce phare est classé comme l’un des « enfers » de Bretagne en raison de sa situation éloignée en pleine mer. C’est l’un des rares phares de cette catégorie que l’on peut voir du rivage (quand le temps le permet, évidemment).

Ce phare de 28 m a été construit en 1874 et a été automatisé en 1993. Aujourd’hui, il est contrôlé à distance depuis le phare de l’île Vierge. Sa portée peut atteindre 45 km (ou 24,5 miles nautiques) et utilise également une alarme sonore en cas de brouillard. Il est devenu un monument national en 2017.

Avant ma prochaine étape, je me suis arrêtée déjeuner dès midi à Lampaul-Plouarzel pour manger une délicieuse galette chèvre-tomate (les galettes sont des crêpes de sarrasin garnies d’ingrédients salés). Je recommande vivement l’Auberge du Môle pour la qualité de leur nourriture et de leur service. De là, le phare de Trézien n’était plus qu’à 5 minutes de voiture environ.

Situé au sommet d’une petite colline à 500 m du rivage, c’est le seul phare de l’intérieur des terres de l’itinéraire. Construit en 1894, il mesure 37 m de haut et a une portée de 40 km. Malheureusement, il était fermé au moment de ma visite (on peut monter au sommet l’après-midi à partir de 14 h). Cependant, son allée d’hortensias devant son portail d’entrée m’a permis de prendre de belles photos.

Juste de l’autre côté de la route, vous pouvez vous rendre à la pointe Corsen, le point le plus à l’ouest de France continentale. J’ai bien aimé y repérer la plupart des phares de mon itinéraire sur la table d’orientation. Il aurait été intéressant de prolonger ma visite par une courte randonnée au-dessus des falaises environnantes couvertes de fleurs sauvages, mais je devais déjà retourner à la voiture si je voulais déjouer les prévisions météorologiques et finir mon programme de la journée.

20 km plus au sud, après avoir traversé la ria (lit de rivière inondé par la mer) de la charmante ville du Conquet, je suis arrivée au phare Saint-Matthieu. Ce lieu prisé du Finistère comprend un phare, une ancienne abbaye et un poste de contrôle militaire. Il est en effet situé à l’entrée de la rade de Brest, où la marine française possède l’une de ses principales bases.

Vous pouvez payer une entrée de 3,50€ pour gravir ses 163 marches jusqu’au sommet de ses 37 m, mais j’ai trouvé un fabuleux point de vue en descendant le sentier (à gauche quand on fait face à l’océan). Construit en 1835, le phare de St-Matthieu a une portée de 45 km et est devenu un monument national en 2011.

Comme ce que j’avais vu en traversant le Conquet m’avait plu et ayant en tête de prendre le ferry pour l’île d’Ouessant, j’ai décidé de prendre 2 nuits dans un camping près de la plage des Blancs Sablons. J’ai monté ma tente, préparé le dîner et comme nous étions en juin avec un coucher de soleil tardif, j’ai décidé d’aller voir mon phare de la journée vers 21h.

Même dans mes rêves les plus fous, je n’en aurais pas demandé autant. Je ne peux pas croire que j’avais presque renoncé à aller au phare de Kermorvan à un moment. Non seulement le phare situé au bout d’une forteresse, était particulièrement photogénique (contrairement à ce que les photos que j’avais vues m’avaient laissé croire), mais les dauphins de la mer d’Iroise ont décidé ce soir-là de me faire un show extraordinaire !

Juste là, dans la lumière du coucher de soleil, derrière le phare, j’ai observé le plus grand groupe de dauphins que je n’ai jamais vu (30 ? 50 ? plus ?) sauter et chasser dans le courant pendant une bonne heure. Évidemment, après une telle journée, la batterie de mon appareil photo a décidé de rendre l’âme… Tant pis, profitons du moment !

Jour 6 – Ouessant

Route des Phares - Ouessant Bretagne

Phares : Stiff, Creac’h, Nividic, Jument

J’ai longtemps hésité avant de réserver mon billet aller-retour en ferry pour l’île d’Ouessant. Je regardais les prévisions météorologiques qui ne cessaient de changer toutes les deux heures. J’ai alors réalisé qu’en raison de sa situation en plein cœur de la mer d’Iroise, le temps sur Ouessant changerait de toute façon tout le temps. Alors, à minuit, dans ma tente, j’ai sauté le pas et j’ai accepté le fait que j’allais sans doute me retrouver trempée, car mon plan était d’explorer l’île à vélo.

Le lendemain, grâce à la passerelle qui enjambe la ria du Conquet, j’ai pu laisser la voiture au camping et marcher en 30 minutes jusqu’à la gare maritime avec mon sac à dos photo, mon thermos café et mon casque de vélo. J’ai embarqué à bord du ferry à 9h30 pour avoir suffisamment de temps sur place avant de rentrer à 19h30.

La traversée dure environ une heure, et si le temps est clair, on peut avoir des vues fantastiques sur le littoral du Finistère, les îles de Molène et le phare du Stiff. Et devinez qui était encore là ? Oui, les dauphins !

À l’arrivée au port du Stiff, sur la côte est, il y a de nombreuses options pour explorer l’île puisque vous ne pouvez pas embarquer sur le ferry avec votre voiture :

  • Un bus fait la liaison avec le village de Lampaul
  • Des navettes avec guide privé
  • Location de voitures
  • Location de vélos

J’ai pris l’option vélo pour 14€ la journée. Il y a 3 sociétés qui louent des vélos, proposant toutes le même prix. Si vous croyez que l’île bretonne est plate, je peux vous dire que mes jambes ont ressenti le contraire. La route vers Lampaul comporte son lot de pentes à gravir. A noter, pour quelques euros de plus, vous pouvez louer un vélo électrique.

J’ai jeté un rapide coup d’œil aux restaurants de Lampaul pour envisager mes options pour le déjeuner et je me suis dirigée directement vers la Pointe de Pern pour trouver certaines des meilleures vues sur les phares d’Ouessant :

  • Le phare du Creac’h est le phare le plus emblématique de l’île avec ses rayures noires et blanches. Malheureusement, il est actuellement en rénovation pour un an, des échafaudages le recouvrent donc pour le moment.
  • Le phare du Nividic, qui n’est pas le plus beau de la route des phares mais qui vaut le détour pour avoir été le premier phare automatisé au monde après 24 ans de construction !
  • Le phare de la Jument, l’un des plus célèbres phares de Bretagne, est connu pour ses impressionnantes photographies illustrant des vagues géantes s’écrasant contre lui lors de tempêtes.

Sur mon chemin, j’ai longé de jolies maisons aux murs de pierre avec des jardins fleuris et des prés de moutons noirs. En approchant de la pointe de Pern, le paysage s’est radicalement transformé pour laisser place à un chaos granitique. Le temps de prendre quelques clichés des trois phares, j’ai senti une goutte, puis deux. Il allait pleuvoir. C’est alors que je me suis rappelée qu’il y avait le musée des phares et balises à l’intérieur du phare du Creac’h.

Le temps d’arriver au musée des phares, j’étais trempée. Visiter le musée semblait être la meilleure option pour sécher. À ma grande surprise, je suis restée 2 heures, fascinée par ce que j’ai vu et ce que j’ai appris.

Je ne savais pas que la plupart des phares dans le monde utilisent aujourd’hui les technologies créées par les ingénieurs français pour les phares bretons construits au XIXe siècle. Par exemple, la lentille de Fresnel, conçue par l’ingénieur du même nom, est encore aujourd’hui la façon dont tous les phares concentrent la lumière pour maximiser leur portée. La collection de lentilles de Fresnel du musée est une oeuvre d’art en soi. Même si vous n’êtes pas un fan de science et de technologie, je peux parier que vous serez également hypnotisé par la beauté de leurs reflets scintillants.

Le musée fait également office de lieu de mémoire des gardiens de phare et de leur mode de vie. Au début de l’exposition, un film passionnant mêlant des images du début du XXe siècle et des années 1970 est diffusé. Aujourd’hui, les gardiens de phare appartiennent au passé en France puisque le dernier phare a été automatisé en 2004.

Quand je suis sortie du musée, le soleil brillait à nouveau. Il était déjà 13 heures. J’ai réalisé qu’il était plus que temps d’aller déjeuner. Quand je suis revenue à Lampaul, tous les sandwichs au homard à 12€ avaient été vendus. Attiré par les prix des plats de homard au restaurant Ty Korn (22-24€ alors que c’est habituellement plus de 40€ sur le continent), j’ai décidé de faire une petite folie et de fêter cette découverte de ma première île bretonne.

Jour 7 – Le Conquet & Plouzané

Route des Phares - Le Conquet Bretagne

Phare : Petit Minou

Il était temps de ranger mon matériel de camping pour la dernière fois. J’ai néanmoins décidé de passer une dernière demi-journée dans le sympathique centre du Conquet et d’y travailler un peu en dégustant un café à une terrasse. Cela m’a également donné le temps de photographier son port fleuri et de manger dans la meilleure crêperie de mon voyage, la Crêperie Louise de Bretagne. Pour la première fois, on m’a demandé comment je voulais ma « crêpe beurre-sucre » : moelleuse, mi-cuite ou croustillante ? Curieuse, j’ai essayé cette dernière option et j’ai adoré !

Pour aller du Conquet à mon arrêt suivant, Camaret-Sur-Mer, il faut contourner Brest. Des bateaux traversent la rade, mais aucun ne prend de véhicules. Bien que la moitié de ce trajet ne soit pas incroyablement pittoresque, il y avait deux sites remarquables sur la route : Le phare du Petit Minou et le pont de Terenez.

Le phare du Petit Minou est peut-être le phare breton le plus célèbre de France en raison de son pont sinueux photogénique. Par temps clair, on peut voir Camaret-Sur-Mer en arrière-plan. Jouant à cache-cache avec le soleil, j’ai attendu un rayon de soleil pour obtenir un cliché parfait. De là, il faut environ une heure de route pour se rendre à Camaret.

Jours 8/12 – Camaret-Sur-Mer

Route des Phares - Pointe Dinan Presqu'ile de Crozon Bretagne

Plongée sous-marine & Phares : Toulinguet, Kador

J’ai déjà raconté en détail ma semaine de plongée sous-marine à Camaret, mais en guise de résumé rapide, voici les meilleurs moments de mon séjour :

  • Des récifs rocheux recouverts d’une douzaine de nuances d’anémones-bijoux.
  • Une épave de 1918 sensationnelle à 30 m de profondeur
  • Des points de vue à couper le souffle sur le GR34, notamment depuis les pointes de Pen-Hir et de Dinan.
  • Un village d’artistes sur le port de Camaret, tous inspirés par l’océan
  • Et enfin, deux phares supplémentaires à photographier !

Parmi ces derniers phares de ma chasse au trésor photo, le premier, le sémaphore du Toulinguet, a été facile à trouver. La plage de Pen-Hat est accessible en voiture, et il a été simple de comprendre où se trouvait le meilleur point de vue sur son côté gauche. J’en ai profité pour passer du temps à la pointe de Pen-Hir et manger la meilleure crêpe de la presqu’île de Crozon chez Germaine.

En revanche, ce fut plus compliqué avec le phare de Kador à Morgat. Il faut d’abord garer la voiture sur le parking du port, puis marcher sur le GR34 pendant 15 minutes ; caché entre les arbres, ce n’est qu’au dernier moment que j’ai pu enfin l’apercevoir. Trouver un endroit pour prendre une photo de loin n’a pas été facile non plus. J’ai découvert la plage de Postolomec en étudiant la carte, mais le phare était trop éloigné, même avec mon zoom 200 mm.

Quoi qu’il en soit, ma mission pour ce voyage était accomplie avec 14 phares photographiés. Parfois, un objectif, quelque qu’il soit, est tout ce dont on a besoin pour se remonter le moral !

Comment préparer un road-trip plongée & camping en Bretagne ?

road-trip Route des Phares plongée et camping

J’avais un deuxième objectif pour ce voyage : pouvais-je réussir à combiner la plongée en étanche avec un voyage en camping ? Sans aller jusqu’à investir dans mon propre van aménagé, je voulais faire l’expérience de ce qu’il faut et de ce dont j’aurais vraiment besoin pour que la vanlife fonctionne dans ma situation.

L’expérience d’une seule nuit dans la voiture m’a montré que c’était faisable grâce à la faible hauteur du Renault Scenic que je conduisais pour entrer dans certains parkings. Cependant, il est essentiel de pouvoir occulter complètement les vitres arrière pour passer une nuit tranquille.

Même en voyageant seule, mon matériel de plongée, notamment ma combinaison étanche et mon appareil photo sous-marin, prenait beaucoup de place en plus du matériel de camping. Heureusement, j’avais enlevé tous les sièges arrières de la voiture.

Une fois sur la route, je me suis rendue compte que trouver un endroit tranquille pour passer la nuit avec une jolie vue, des toilettes et de l’eau potable est plus facile à dire qu’à faire, même en consultant l’application Park4night. J’ai compris qu’en gros, il faut être totalement autonome pour que ça puisse fonctionner sur le long terme.

Par ailleurs, selon les régions, cela peut être plus ou moins compliqué en raison des réglementations locales. Sur le littoral ouest français, le nombre de camping-cars et de caravanes a bondi ces dernières années et encore plus depuis la pandémie. De nombreuses communes ont pris des arrêtés pour rendre illégal le fait de dormir sur des parkings en bord de mer en Bretagne. J’ai rencontré quelques vanlifers qui m’ont dit qu’ils avaient parfois reçu des amendes. Dans tous les cas, la discrétion est de mise même si ce n’est pas interdit.

Du point de vue hébergement, j’ai utilisé un mix entre dormir dans la voiture, le camping et les mobile-homes. J’ai finalement trouvé que, dans mon cas, aller dans un camping était la bonne solution. Sachant que je peux trouver de beaux campings municipaux pour seulement 8€ la nuit, ce sera certainement ma solution de prédilection pour ma prochaine virée de plongée en Bretagne. N’ayant pas l’intention de voyager ainsi à plein temps, l’investissement dans un van aménagé ne serait pas rentable.

Bénéficier des services (eau, WC & douches) et de la sécurité d’un camping était au final la meilleure solution, surtout lorsque j’étalais mon matériel de plongée pour le faire sécher. Cependant, je peux améliorer une chose ou deux pour obtenir un meilleur confort en tente.

En ce qui concerne le matériel de plongée, le fait d’avoir un grand bac en plastique à l’arrière de la voiture s’est avéré extrêmement utile pour se rendre à la destination suivante juste après une plongée. De cette manière, j’ai pu garder la voiture propre, sèche et organisée.

Pour résumer, voici les principaux équipements que j’ai emportés avec moi sur la route des phares :

Anecdote amusante : alors que le temps était chaud et ensoleillé la plupart des jours de juin, la température fraîche et l’humidité de la nuit faisaient que mon sac de couchage n’était pas assez chaud au point de me faire frissonner. J’ai donc décidé de dormir avec ma sous-combinaison de combinaison étanche, et cela a fonctionné à merveille !

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Posted by Florine

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